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Voici quelques extraits de témoignages dédiés au Centre d’Études Bancaires
Ce qui suit est celui de M. Georges Achi,
Ancien Président de l’Association des Banques du Liban
« Pour situer le cadre historique au sein duquel émergea le Centre d’études
bancaires, il faut remonter aux années 60 du siècle dernier. L’Association des
banques du Liban venait d’être créée sous l’égide de l’homme exceptionnel que
fut Pierre Eddé et devait faire face à un environnement bancaire où prévalait
l’anarchie. L’urgence d’une réglementation se faisait sentir, surtout que le
Liban récupérait ses droits régaliens avec l’expiration du monopole d’émission
accordé à la Banque de Syrie et du Liban depuis l’instauration du mandat. »
« …face à l’environnement tumultueux qui prévalait avant la réforme, Pierre Eddé
et ses collaborateurs pressentaient le besoin de créer un centre de formation
pour les employés et les cadres bancaires. L’avenir de la banque au Liban était
tributaire de l’existence d’un personnel adéquat. C’est ainsi que le C.E.B.
(Centre d’études bancaires) vit le jour, fruit d’une collaboration entre deux
grands hommes, Pierre Eddé pour la banque et le Père Jean Ducruet pour
l’Université St. Joseph. Le financement devait être assuré par les banques et la
logistique revenait à la Faculté de droit de l’USJ. Quant au corps enseignant il
était formé de certains professeurs de la
Faculté et d’un nombre restreint de dirigeants du secteur bancaire ; et c’est
ainsi que je me suis trouvé parmi les enseignants. »
« … le CEB inaugura en 1971 un cycle supérieur spécialisé dans la formation des
cadres. Quand la guerre survint en 1975, le CEB était en pleine croissance. Il
se vit obligé de ralentir son rythme, sans pour autant fermer ses portes. Bien
au contraire, il s’étendit à l’autre région de la capitale pour assurer les
besoins de formation à tous les employés de banque.
« ... En écrivant ces lignes, je me dois de citer certains personnages qui ont
marqué l’histoire de cette belle réalisation qu’est le CEB. Il s’agit de M.M.
Michel Char, Pierre Nasrallah, Vosguépeévan Arzouménian, Fernand Sanan et de
tous ceux qui leur ont succédé et ont contribué à la réussite du CEB en
réformant constamment les programmes, pour les actualiser et les rendre plus
adaptés aux besoins de la Profession. Je pense surtout à Mme Fadwa Mansour et au
Dr. Makram Sader qui veillent actuellement à l’évolution du centre pour en faire
un institut spécialisé dont le diplôme sera reconnu par l’Etat libanais.Bonne
chance. »
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